Zazen du 5 mai

Tai Un Roshi : 

Prisonniers de notre karma, de nos pensées, on s’enlise quelquefois, un petit peu comme un éléphant dans la boue.
Plus on bouge, plus on s’enfonce… Et souvent nous ne trouvons pas d’autre recours que d’agiter nos pensées…  
On n’entend pas alors l’enseignement du Bouddha… 

Pourtant, maître Obaku dit :

Tous les Bouddhas et tous les êtres vivants ne sont autre que l’esprit un, il n’y a pas d’autre méthode spirituelle que celle-ci. Depuis des temps sans commencement, cet esprit jamais venu à l’existence, n’a jamais cessé d’exister. Sans couleur, sans forme, sans aspect. Il ne relève ni de l’être, ni du non être ni de l’ancien ni du nouveau, il n’est ni long ni court, ni grand ni petit. Au delà de toute délimitation ou dénomination. Au delà de toute possibilité d’être perçu ou considéré.
Mais à la moindre considération on divague… Illimité et insondable, on dirait l’espace vide.

L’esprit véritable est libre de toute considération, et cependant inclut l’infinité des formes et des aspects. C’est une expérience que personne ne peut faire à notre place…

Dos droit, acceptant tout chose, laissant passer toute chose, l’esprit dégagé de toute entrave, s’ouvrir à l’esprit vaste… Pour cela, zazen est la grande porte.