Zazen du 14 mai

On évoque souvent les « trois poisons » que sont l’ignorance, l’avidité et la haine dans la pratique du zen.
Ils sont au coeur de la question du « lâcher prise » et de la voie. 
Ainsi le deuxième voeux du Bodhisattva est celui de dépasser toutes les passions affligeantes, et le troisième celui de pénétrer les choses dans leur vérité. 

Un enseignement du Bouddha en parle de manière éloquente : 

Il y a deux sortes de passions qui viennent recouvrir la nature de Bouhha : 

  • L’habitude de faire des discriminations, habitude mentale par laquelle on s’égare. 
  • L’attrait des émotions, la soif  par laquelle on s’égare en attribuant une fausse valeur aux choses. 

Ces deux tendances ont pour base l’ignorance et le désir ardent. 

L’ignorance nous amène aux raisonnements incorrects,  tandis que par la « soif » ou le désir ardent, on cherche à s’agripper aux choses agréables qu’on voit et qu’on entend… `

On s’attache alors aux émotions telles que la cupidité en ses satisfactions illusoires, à la colère et son rejet de la réalité, et enfin on fait preuve de stupidité.

Cupidité, colère et ignorance sont les trois feux qui brûlent le monde. 
On en éteint les flammes en déterminant correctement ce qui donne satisfaction et en contrôlant les passions.
Dépouillé, il sera impossible aux passions affligeantes de prendre racine. 

La cupidité, la colère et la sottise sont comme la fièvre.
Pris de fièvre, même dans un palace on dormira mal.
Mais si notre être est apaisé, même sur un simple matelas au sol nous serons comme dans un palace.