Qui, quoi, comment ?

 

Le Zen est une pratique de méditation expérimentée et transmise par le Bouddha. Elle s’enracine dans une tradition de 2500 ans, enrichie par la succession de ses enseignants, les maîtres zen, hommes ou femmes.

Qui ?

Le dojo de Charleroi (Jumet) est dirigé par un étudiant de la voie bouddhique ayant reçu l’ordination de moine zen au monastère de Kanshoji (France)

Où?

Le groupe de Charleroi est situé à l’arrière salle de la miellerie « Le Clos des Aulniats » au 230 rue Puissant à Jumet . C’est un groupe de partage de la méditation zen en toute quiétude.
Le lieu offre un calme propice à la pratique zen, il est ouvert à toute personne désirant sincèrement avancer sur la voie de la paix intérieure.

Dojo Zen Soto Charleroizen, filiation monastère de kanshoji

Pourquoi ?

La pratique du zen est un processus d’éveil à notre nature profonde.
Dépasser nos conditionnements, s’éveiller à nos illusions n’est cependant pas chose facile : cette pratique demande constance et détermination.
La posture rigoureuse de zazen, le maintien d’une juste tension du corps et de l’esprit, l’immobilité face aux phénomènes rebute a priori notre esprit habitué à  les suivre, à sauter de pensées en pensées, d’idées en idées, d’idées en souvenirs, en projets, allumant au passage les feux des passions contraires….

On dit en cela que nous sommes menés par notre « karma » (nos actes accomplis avec une intention particulière) et par les « poisons mentaux » tels que l’avidité, la haine et l’ignorance.

Pratiquer zazen c’est se donner la chance de rompre avec ces processus qui nous entraînent inconsciemment et par lesquels nous perdons la maîtrise de notre vie. C’est se donner un temps pour faire face à ce qui apparaît, observer simplement et lâcher prise : revenir à l’existence pure, bien avant qu’elle ne soit teintée des colorations psychiques de l’envie et de la haine.

Pour qui ?

Cette pratique n’est pas réservée aux moines, aux nonnes, elle est ouverte à tous, elle peut se prolonger à chaque instant de la vie quotidienne. A chaque instant nous pouvons faire face à ce qui apparaît, l’esprit dégagé de toute entrave. Etre zen n’est pas une condition spéciale de l’être humain : c’est être ouvert à ce qui apparaît, à la situation, ouvert à l’autre…

Notre école est une école d’éveil. Au-delà de son fondateur, le terme Bouddha signifie « éveillé ».
La pleine conscience y est pratiquée comme vigilance active à tout ce qui apparaît.
Observer sans suivre, sans rebondir, sans se refermer sur les pensées. Maintenir l’esprit ouvert est le maître mot de notre pratique.

Cette pratique est un remède à la souffrance, le problème racine sur lequel s’est penché le Bouddha. Elle ne se limite pas à la posture assise, elle nous propose de devenir de meilleurs êtres humains. Prendre conscience des autres, prendre conscience de l’interdépendance, se tourner vers un idéal élevé, c’est ce à quoi nous invite la pratique du zen.

Comment ?

Paradoxalement, c’est par l’assise silencieuse, immobile, en laissant passer toute pensée, intention, volition, qu’on se donne le moyen d’avancer et de nous libérer. On revient de la sorte au message originel du Bouddha : abandonner tout attachement pour accéder à une conscience plus vaste.

L’enseignement

C’est dans la posture de zazen que le Bouddha s’est éveillé, qu’il a pu comprendre, observer et réaliser profondément sa propre nature. Cette expérience humaine fut en même temps une expérience de sagesse, de libération et de cessation de la souffrance. Par compassion, il n’eut de cesse durant la seconde partie de sa vie d’enseigner la voie qui l’avait libéré.

Dans le zen, l’enseignement racine reste donc la pratique de la posture de zazen, corps et esprit en unité, abandonnant toute préoccupation.

Tout être humain a la nature de bouddha, c’est-à-dire a intrinsèquement le potentiel de s’éveiller et se libérer. C’est à chacun de faire le chemin, personne ne peut pratiquer à la place de l’autre, chaque être humaine est unique.

Cependant, pratiquer seul peut être néfaste, une source d’enfermement, d’auto-illusion. Il est bon de pratiquer en groupe, de se confronter aux autres, de ne pas perdre de vue nos caractéristiques interdépendantes, de maintenir l’aspect social dans notre pratique.

En outre, sur la voie nous sommes toujours à mi-chemin, et il est bon de suivre, par-delà nos propres présomptions, des personnes qui ont pratiqué des mois et des années avant nous. Cela permet d’éviter nombre d’embûches et d’illusions.

Au dojo de Charleroi-Jumet, la pratique est transmise suivant un lien profond avec le monastère de Kanshoji. Le responsable du dojo y a fait de longs séjours (plusieurs mois), d’autres pratiquants y font régulièrement des retraites. En outre, nous organisons régulièrement des retraites en Belgique dirigée par l’Abbé de Kanshoji. Il est possible alors d’être guidé plus précisément si certaines questions n’ont pu être élucidées par le responsable du dojo.

Les cérémonies et rituels

Dans le zen, offrir un encens sur l’autel de Bouddha, faire une prosternation, réciter un sutra, ne sont pas de l’ordre de la superstition ou des croyances.
L’enseignement du Bouddha demande de dépasser toute croyance aveugle, il demande d’être à soi-même « sa propre lumière », trouver en soi la source de la sagesse et de la compassion.
Un certain nombre de rituels et de cérémonies sont néanmoins pratiqués, car cela répond à notre nature essentielle.

La manière d’entrer dans le dojo, de se déplacer, de joindre les mains, s’incliner respectueusement : tous ces gestes sont là pour nous ancrer, pour que nous revenions à l’unité du corps et de l’esprit, paisiblement, au présent.
Le zen ne se limite pas à la posture de zazen, il nous invite à être attentifs à chaque instant.

La cérémonie pratiquée en fin de zazen (réciter un sutra ou plus simplement offrir un encens) peut être vue comme une pratique de vigilance et d’attention.
C’est une manière d’abandonner nos rigidités, c’est  aussi une pratique de partage avec les autres.
C’est le moment où nous dédions les mérites de notre pratique à toutes les existences. Notre lien avec toutes les existences  est une dimension essentielle de l’éveil, c’est dans cet esprit que se fait la cérémonie.

La participation financière.

La cotisation est de 25 € par mois. Elle permet de devenir membre du centre zen et de venir à tous les zazen, recevoir l’information sur les retraites, etc.

Les quatre premiers zazen peuvent être payés séparément au tarif de 5€ par séance, de façon à découvrir cette pratique à son rythme.

L’argent des cotisations n’est pas une rémunération, il est  exclusivement destiné au dojo (lieu, chauffage, matériel…). Conformément à l’éthique bouddhiste, l’enseignement et la pratique sont ainsi offerts dans l’esprit du don.

Si des difficultés financières majeures vous empêchent de pratiquer, n’hésitez pas à en parler.

Première fois toujous sur rendez-vous.
Contact  :  charleroizen@gmail.com     Tel : 0498 22 16 76
Lundi : 19 h 15 > 20 h 30                 Mercredi : 18 h 30 > 20h

La pleine conscience de tradition bouddhiste..

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